La France, l’ONU & les fours crématoires…

Massacres de Sétif (Keystone)

Alors que la France est pointée du doigt par la Commissaire Européenne à la Justice, Viviane Reding, pour sa politique discriminatoire envers les Roms, il est intéressant de prendre connaissance de cette archive INA datant de 1957 et traitant du « problème algérien » alors que  la guerre d’Algérie bat son plein. La déclaration de M. PINEAU fait écho avec celles que nous pouvons entendre de nos jours tout aussi indéfendable de Lefebvre, Lellouche et Bertrand.

 Titre de l’archive INA  « L’Afrique Nouvelle »:
Séance à l’ONU sur la décolonisation de l’Algérie à l’instigation des délégués des pays socialistes soutiens du FLN, réponse de Christian PINEAU, ministre français des affaires étrangères du gouvernement MOLLET.
Réunion de la Commission Politique de l’ONU sur la question algérienne.
Bien que ne reconnaissant pas à l’ONU de compétence sur ce dossier de politique intérieure, la France, par la voix de son représentant Christian Pineau, veut bien « …répondre aux campagnes de dénigrement systématiques dont la France a fait l’objet non seulement de la part de représentants des rebelles algériens, mais aussi de la part de délégués de certains pays dont nous pourrions contester le droit de donner des leçons à la France ». (source INA)

François Mitterrrand, ministre de l’Intérieur

Une « Afrique nouvelle » mais toujours sous la domination des empires coloniaux malgré la Charte des Nations Unies de 1945, qui reprend la Charte de San Francisco de 1942, et qui ré-affirme le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

La « question algérienne », fut longtemps considéré comme une « affaire intérieure », l’Algérie étant alors un département français d’outre mer, et comme l’affirma François Mitterrand ministre de l’Intérieur en novembre 1954 : «L’Algérie, c’est la France et la France ne reconnaîtra pas chez elle d’autre autorité que la sienne.»

L’état Français sur de son droit, par l’intermédiaire de Christian PINEAU, adopte une posture arrogante, qui nous apparaît aujourd’hui discutable au regard des massacres qui eurent lieu dans le Constantinois à partir du 8 mai 1945.
Un pan de l’histoire oubliée et refoulée pendant longtemps par l’État Français.

Milice Municipale

« Le souvenir des « événements » de Sétif et de Guelma avait, certes, de quoi troubler durablement les consciences. Pour la simple raison que notre 8 mai 45 a le « tort » d’avoir eu lieu un… 8 mai 45 : le jour même où la France et les Alliés fêtaient leur victoire sur la barbarie  nazie ! Or, que nous disent les témoins de Marcel Reggui ? Que du soir au matin, à l’annonce de la visite du ministre de l’Intérieur, Adrien Tixier (qui n’aura lieu que le 26 juin), « on empilait dans le four à chaux (le « four crématoire des minoteries Lavie », à Héliopolis, près de Guelma) les corps des fusillés… Pendant dix jours, on brûla sans discontinuer. L’odeur à la ronde était insupportable. Il suffit d’interroger les habitants de l’endroit… C’est pour cette raison que nous n’avons jamais pu retrouver les corps de ma sœur et de mon frère cadet… » »

La suite sur le site de la LDH Toulon:
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3866

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